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Lundi 30 Avril 2007
Petit coup de projecteur sur un groupe dont on ne va pas beaucoup entendre parler. Grands fans de Laurent Romejko et de son jeu des Chiffres et des Lettres, Mark Hoppus (chant-basse) et Travis Barker (batterie) repondent un groupe à chiffres, après l'arrêt brutal de leur précédent groupe underground Blink 182, dont ont peut-être entendu parler certaines oreilles avisées. Les pauvres ont en effet été largués comme des malpropres par leur ancien comparse Tom DeLonge, devenu depuis le messie du rock à la tête du meilleur groupe du monde de l'univers dans la galaxie en montrant à U2 comment vraiment jouer de la guitare. Annoncé depuis très longtemps le projet a quand même mis du temps à se concrétiser. Au début c'est avec la star Carol Heller de Get The Girl que les deux punks devaient collaborer, mais comme collaborer c'est un truc français, ils l'ont pas gardé. En plus elle était enceinte, alors rien de bon pour motiver l'employeur.

Du coup c'est un certain Shane Gallagher, cousin retardé des british prétentieux qui ont leur propre marque de jus d'orange : Oasis, et membre des mythiques Nervous Return, qui est appelé pour tenir la guitare ; tout comme Craig Fairbaurgh, que l'on a déjà vu dans des groupes de pop/punk commerciaux comme les Transplants (avec Barker aussi) et le boys band Lars Frederiksen & The Bastards. Comme ça ils sont quatre et ça claque pour un groupe appelé (+44). Un drôle de nom d'ailleurs, choisi parce qu'ils ont décidé en Angleterre de fonder ce groupe, et que l'indicatif pour appeler aux USA depuis l'Angleterre c'est 44. Jolie histoire non ?

Entretemps Travis a divorcé pour la seconde fois, s'est tapé Paris Hilton, la première chanson du groupe "No It Isn't" a été postée le jour de l'anniversaire de l'ex-ami Tom, et "When Your Heart Stops Beating", premier single, a déboulé sur toutes les télés. On rajoute une tournée européenne à prix pas réduit du tout avant la sortie de l'album, et voilà, la carrière du groupe est toute tracée. Les pauvres sont condamnés à errer dans les méandres des sphères élitistes du punk-rock, de squatt en bars enfumés, avec problèmes de matos et ventes de cds catastrophiques. Bon courage à eux quand même.
publié par Gaara Wind publié dans : punkrockmusic
Mercredi 25 Avril 2007
Une seule personne est à l’origine de The Distillers, la chanteuse-guitariste charismatique et non moins charmante Brody Dalle (une touche de Féminité dans ce monde de Brutes !!!). Brody est originaire de Melbourne en Australie où elle joua notamment dans un groupe nommé Sourpuss.

Attirée par le soleil ‘libérateur’ de la Californie (le célèbre rêve américain), elle arrive donc à Los Angeles en 1998 à l’âge de 18 ans où elle rencontre une guitariste de Detroit, Rose Casper. Le batteur Mat Young qui officia dans ADZ et CH3 les rejoint, ainsi que la bassiste Kim ‘Chi’.
Rapidement le groupe signe chez HellCat Records, et apparaît avec le titre « L.A. Girl » sur la compil’ Give 'em The Boot II, du Label HellCat Records, sortie le 23/11/1999. Leur premier album éponyme ne tarde pas à sortir le 25/04/2000 chez HellCat Records produit par Thomas Johnson. Ce premier opus annonce clairement le ton, c’est du punk pur et dur à la « sauce » féminine. Pour preuve la vélocité des différents titres accompagnés du chant éraillé (ou plutôt du cri) de notre chère Brody. Cet album eu un relatif bon accueil parmi la scène punk.

Bien que le groupe soit promis à un avenir prometteur, la formation évolue. En effet Kim ‘Chi’ est remplacée par le bassiste Ryan Sinn, un ancien vendeur dans un magasin de comics et de CD. Et derrière les fûts apparaît un lutteur semi-professionnel : Andy Granelli qui frappa aussi pour The Nerve Agents. Et voilà le deuxième album Sing Sing Death House qui pointe le bout de son nez le 12/02/2002 et sur lequel Brett Gurewitz (guitariste de Bad Religion et Boss d’Epitaph) aida à la production. Comme pour le précédent album, Sing Sing Death House sort sur le label HellCat Records qui est une division d’Epitaph, pas étonnant que Gurewitz ait participé à l’album. S’enchaîne d’abord le départ précipité de Rose Casper, qui faisait les principaux chœurs sur les tunes du groupe, puis une tournée d’environ un an qui permettra au groupe de jouer dans une configuration de trio et aussi de tourner avec d’autres groupes comme H20, AFI, The Nerve Agents… Ce deuxième album eut un fort impact sur l’avenir du groupe. En effet, la diffusion radiophonique (aux USA surtout !!!) de « City Of Angels » leur permis de se faire connaître à un plus large public et de sortir du circuit underground. Ce titre leur a même permis d’apparaître dans le paysage musical du vieux continent.

Arrive l’année 2003, qui signifie pour Brody la rupture avec son mari qui n’était autre que Tim Armstrong le frontman de Rancid et qui s’occupe du label HellCat Records. Mais c’est aussi et surtout pour The Distillers l’année de tous les changements !!! Eh oui, le groupe change de label (serait-ce dû à la rupture avec Mr Tim ???) et signe sur le label Sire Records (qui a signé des groupes comme The Ramones, The Dead Boys, Primal Scream…) qui est une division du label Reprise Records (qui a signé entre autre Eric Clapton, Neil Young, The Used…) lui-même faisant partit de la Warner. Voilà ça y est c’est dit The Distillers signe sur une Major !!!! Scandale pour un groupe de punk me direz-vous ? Manquerait plus qu’ils formatent leur musique pour qu’elle se vende mieux…
Donc, leur troisième album, Coral Fang, sort le 14/10/2003. Il est produit par Gil Norton qui a déjà travaillé avec les Pixies et les Foo Fighters, et voit l’arrivée de Tony Bradley à la gratte. Comme le dit Brody : « Notre musique a mûri sur cet album ». En effet, cet album est plus calme, ou plutôt moins rapide, car il associe des titres assez « calmes » avec d’autres plus enflammés, mais rassurez-vous la voix rageuse de Brody est toujours intacte bien que plus posée. Cet album marche d’ailleurs très bien, cela est dû sans doute en grande partie au soutien de leur nouvelle maison de disque. Mais il est vrai que ce nouvel opus a un fort potentiel grâce notamment au talent d’écriture de Brody.

Fort de ce succès, The Distillers est appelé, au début de l’année 2004, à enregistrer une interprétation PunkHardcore du thème de Spiderman pour la sortie du deuxième volet. Cette adaptation est produite par Alain Johannes (No Doubt, Queens Of The Stone Age…) et a été enregistrée avant que le groupe parte dans une tournée printanière aux USA.
Mais l'année 2005 verra les départs succéssifs du batteur Andy "Outbreak" Granelli et du bassiste Ryan Sinn. Mais cela n'empêche pas Brody de s'attaquer à l'écriture de la prochaine galette.

The Distillers est un groupe de punk qui, malgré sa signature sur une Major, garde son intégrité. Et n’en déplaisent à ses détracteurs, Brody leur répond : « Nous restons un groupe punk, nous faisons toujours de la musique punk, et nous vous haïssons toujours ! ». Et avec ça tout est dit !!! :-)

publié par Gaara Wind publié dans : punkrockmusic
Mercredi 25 Avril 2007
L’histoire de Lagwagon débute en 1990 à Santa Barbara. La formation initiale du groupe était : Derrick Plourde (Batterie), Darren Yeardley (Guitare), Chris Flippin (Guitare & Vocal) et Joey Cape (Vocal).

Dès 1991, les tournées s’enchaînent très vite, mais leur style de musique n’est pas du tout parfait avec des solos joués d’une façon assez minable. En conséquence de ces concerts, en 1992, Joey Cape, certain que le groupe ne décollerait pas, pense le quitter. Cependant il discute avec Fat Mike (Chanteur & Bassiste de NOFX et fondateur de FatWreck Chords) tout en lui donnant une démo de Lagwagon. C’est dès le lendemain que Lagwagon voit réellement le jour, lorsque le boss contacte Joey pour faire un enregistrement. La même année, ils enregistrent "Duh" très bon premier album avec Joey au vocal, Chris à la guitare, Shawn sur l'autre guitare, Jess Buglione à la basse et Derrick à la batterie. Le groupe se retrouve immédiatement en tournée (Duh Tour). On peut remarquer que Fat Mike chante dans le refrain de "Bury The Hatchet" et El Elfe dans "Mr.Coffee". Lagwagon est le premier groupe à faire partie de Fat Wreck Chords, le label le plus populaire avec Epitaph.

En 1994, ils sortent "Trashed" à la couverture très explicite (condoms, bouteilles d’alcools, des mégots de cigarettes, le merdier quoi !!!) où on entend fat Mike sur "Lazy". L’année suivante, ils enregistrent "Hoss" puis décident de faire un break sur les tournées. Deux ans sont passés depuis "Hoss", en 1997, ils retournent en studio afin d’enregistrer "Double Plaidinum" dans lequel on peut voir que Lagwagon a changé son style et dans la façon de voir les choses. Effectivement, leur musique est plus slow, plus détendue et donc moins agressive. Cela s’explique par une modification du line-up : Derrick Plourde parti (chez Mad Caddies), fut remplacé par Dave Raun (Ex-batteur de RLK, Ex-batteur de Good Riddance, Batteur de Me First And The Gimme Gimmes), Shawn, le guitariste, part également (pour se consacrer à son autre groupe) et Ken Stringfellow, le remplace. Joey Cape et Chris déclareront que le départ de Derrick fut une grosse perte pour Lagwagon sans nier que Dave était capable de jouer d’une très bonne manière.

En 1998, ils sortent un album beaucoup critiqué (durée trop courte, seulement 25 minutes) "Let's Talk about feelings". Lagwagon part alors faire des tournées au Japon, aux states et en Europe pour la promotion de l’album. Par suite, ils sortent le seul maxi que le groupe ait jamais enregistré, "A Feedbag of Truckstop Poetry", qui contient une reprise de "Want" de Jawbreaker.

En 2000, il y eu énormément de changements. D’une part, Joey Cape, grand admirateur de Fat Mike, décide de bâtir son propre Label My Records. Et d’autre part pour la seconde fois, le line-up change : Ken est remplacé par Chris Leon Rest. Ils sortent "Let's Talk About Leftovers" regroupant 25 B-sides (montrant l’illustre carrière du groupe jusqu’à présent), chansons de compilations et de raretés, sur le nouveau label My records. Depuis cet album, ils n’ont fait que de petites tournées tout en participant au Vans Warped Tour à plusieurs reprises.

En 2003, c’est à dire cinq ans après leur dernier réel album, ils font un retour triomphant avec "Blaze" sorti le 8 avril. Cet album est un "enhanced CD" (CD amélioré) comportant beaucoup de vidéos et qui donne accès à un site secret où des chansons exclusives peuvent être écoutées.

2005, Lagwagon continue sa carrière tranquillement et profite de sortir son "Live In A Dive". Mais le 30 mars, le suicide de Derrick Plourde, l'ex-batteur du groupe boulverse tout. Joey Cape, qui était resté très lié à lui (ils ont joué ensemble dans Bad Astronaut), accuse le coup et exorcise sa douleur dans l'écriture d'un album boulversant et magnifique, "Resolve" qui sortira sept mois après ce tragique événement. Salué par la critque et les fans, il est encore trop tôt pour dire si cet album sera celui d'une renaissance durable mais ce qui est sûr c'est que l'ombre de Plourde restera présente à tout jamais.
publié par Gaara Wind publié dans : punkrockmusic
Mercredi 25 Avril 2007
Pour comprendre l'histoire (qui est vraiment très complexe) d'Anti-Flag, il faut remonter en 1989. Cette année là, un certain Justin Sane est ami avec Pat Ethic car se sont les seuls Punk-Rockers de Glenshaw, Pennsylvanie (ville où ils ont grandi). Les compères ont décidé de tromper l'ennui en formant un groupe: Justin joue de la guitare et Pat de la batterie. Il s'agit bien là des prémices d'Anti-Flag, d'ailleurs le groupe joue déjà sous ce patronyme. En plus du line up précédemment cité, il faut ajouter Lucy Fer (notez qu'ils ont quand même un sacré humour!), la sœur de Justin qui officie en tant que chanteuse et un grand passage de guitariste et de bassiste qui ne facilite pas la stabilisation du groupe. Le groupe ne fera qu'un seul concert durant sa courte existence.

En 1993, Pat et Justin sont de nouveau motivés, (après avoir joué avec pas mal de groupe "négligeables" selon les dires de Justin, lui-même) à fonder un groupe sérieux et sont à la recherche d'un bassiste. Détail insolite, Justin était obligé par sa mère à aller à l'église chaque semaine et c'est là qu'il a fait la connaissance, un ou deux ans auparavant d' Andy Flag (décidemment!). Deux Punk dans une église, forcément ça facilite la discussion! Il s'avère qu'Andy joue de la basse et voilà pourquoi Justin et Pat pensent à lui lors de leurs recherches. Les trois gaillards se rencontrent, jouent ensemble plusieurs fois mais Pat et Justin décident d'aller tenter leur chance sur la côte Ouest. Plus tard, déçus du voyage, lorsqu'ils rentrent de San Francisco, ils décident d'appeler Andy pour lui demander de rejoindre leur nouveau groupe et celui-ci accepte aussitôt.

Le trio répète pendant des mois et réussit à décrocher un passage live dans une radio locale de Pittsburgh (WRCT pour ne pas la nommer). Le seul problème c'est que le groupe n'a toujours pas de nom. Pat et Justin se souviennent alors du nom d'Anti-Flag, utilisé des années plus tôt et le choix se porte sur ce patronyme. Pour l'anecdote, ce nom est en fait inspiré par l'infiltration du nationalisme dans la scène Punk des années 80 (Justin et Pat voulait ainsi marquer leur dégoût vis-à-vis de ce mouvement). En outre, ce nom paraît encore porteur d'un certain nombre de symboles pour Andy, Pat et Justin et c'est ce qui motive leur choix. En effet, le fait de s'appeler ainsi montre leur volonté de faire réfléchir, de ne pas seulement divertir et de pouvoir exprimer leurs opinions. Pour la postérité, sachez que le tiret entre "Anti" et "Flag" n'a pas été placé là de façon symbolique, mais qu'il s'agit là d'une simple méconnaissance des membres du groupe sur l'utilisation du trait d'union. Donc ce show à la radio, le groupe le passa sous le nom d'Anti-Flag.

Le groupe passa ensuite 3 années à jouer partout en essayant de sortir de leur ville d'origine dès que cela était possible. Chose passablement difficile pour le combo à l'époque, vu le peu de moyens qui était à leur disposition : problèmes d'argent, pas de van, peu de contacts à l'extérieur…Bref les galères classiques d'un groupe fraîchement formé… Heureusement, ils pouvaient compter sur l'unité et l'entraide qui régnait dans la scène Punk de Pittsburgh. Ainsi, le groupe pu bénéficier de l'appui d'autres formations locales comme les Submachine ou les Bad Genes, plus connus et ayant plus d'expérience. Grâce au soutien de ces groupes, Anti-Flag pu tourner en dehors de Pittsburgh, en squattant le van de leurs potes !

Pendant l'été 1995, la situation s'arrangea. Le groupe pu même boucler une tournée U.S grâce au grand-père d'Andy qui lui donna généreusement un van tout neuf ! (ah la famille!). AF boucla cette tournée nord américaine avec classe même si les relations entre Justin et Andy allaient en se détériorant au fur et à mesure que les dates défilaient… Ils passèrent la majorité du temps à se battre pour des motifs futiles (selon Justin). Le drame se noua (!) lors d'une seconde tournée U.S très courte (seulement une semaine et demi) au printemps 96, où cette fois-ci Pat eut aussi des problèmes avec Andy. L'immaturité et l'inexpérience du groupe précipitèrent alors le départ d'Andy à la fin de la tournée (Justin expliqua plus tard, que lors de cette tournée, le groupe avait perdu sa ligne directrice: le plaisir de jouer)… Mais rassurez-vous depuis ces événements, Andy, Justin et Pat se sont expliqués et ont fini par se réconcilier… (Je sais qu'ils y en a qui s'inquiétaient…;-))

Après le départ brutal d'Andy, Pat et Justin prirent le temps de discuter de ce qui avait foirer lors de cette tournée et décidèrent qu'on ne les y reprendraient plus… Un ami à eux remplaça Andy, un certain Sean (bassiste de The Bad Genes), puis ce fut au tour du bassiste des D.B.S (avec qui AF partage le split album "North America Sucks", sorti courant 96), Justin d'officier au sein d'AF lors de la tournée estivale 1996. Enfin, pour clore cette saga, nos joyeux lurons rencontrèrent Chris Head juste avant le nouvel an 1997. Il joua un concert avec le groupe pour le nouvel an, puis participa à l'enregistrement de leur tout premier album: "Die For The Government" qui sortit début 1997 (jusqu'alors, le groupe est apparu sur diverses compil', a partagé quelques splits avec D.B.S, Against All Authority, Obnoxious, The Bad Genes ou God Squad). Selon Justin, "Chris colla tout de suite avec Anti-Flag, comme si une pièce de puzzle manquait jusque là". Pourtant, un problème de taille persiste encore: Chris Head est d'abord guitariste avant d'être un bassiste et pour cette raison, le groupe ne veux pas le garder à ce poste. Seulement, une relation très forte s'est établie entre Chris et les autres membres du groupe et ces derniers décident de le garder en tant que second guitariste.
C'est à ce moment que Jamie Cock (quel nom pour une fille!) fait son entrée dans l'univers du groupe en tant que nouvelle bassiste. Il s'agit là d'une fille rencontrée en 1995 par le groupe lors d'une tournée au Canada. De l'avis du groupe, elle est vraiment cool mais joue très mal de la basse… mais bon, AF est sur le point de partir en tournée avec U.K Subs et ils n'ont toujours pas de bassiste, alors… Cependant là encore, la bassiste quitte le groupe, qui se retrouve le bec dans l'eau une fois de plus ! Une nouvelle rencontre va les tirer de ce mauvais pas: #2 fais son apparition (il doit son surnom au fait qu'il s'appelle Chris comme le 2ème guitariste!). Il intègre le groupe après avoir assisté à tous leurs shows et en tant que fan ultime de AF, les avoir saoulés en affirmant qu'il ferait très bien l'affaire comme bassiste au sein du combo (comme quoi, avec un peu de persévérance…). Pour l'anecdote, #2 dû d'abord finir son lycée afin d'intégrer complètement le groupe… Anti-Flag a enfin un line up digne de ce nom, qu'il conservera jusqu'à aujourd'hui !

C'est donc avec cette formation que le groupe enregistre "A New Kind Of Army", LE classique du groupe. Cet album sort sur Go-Kart Records, en avril 99 et est accueilli très chaleureusement par les fans, à la surprise générale. C'est véritablement l'album de la reconnaissance pour AF, qui se voit inviter par Tom Morello et Rage Against The Machine (r.i.p.) à les rejoindre sur quelques dates aux Etats-Unis. Le groupe a d'ailleurs gardé contact avec lui depuis…

Un petit peu plus tard, le groupe fonde son propre label, le bien nommé A-F Records. La première sortie du label est une réédition des titres du Split partagé avec D.B.S (plus l'ajout de quelques lives) sous le titres "Their System Doesn't Work For You". Les fonds récoltés par la vente du cd, permettent une seconde sortie; l'album de Reagan Squad, "Golden Smile" (à noter que le groupe a splitté depuis). Le label est maintenant de taille raisonnable, et accueille des groupes comme Virus Nine, The Unseen, Pipedown, Though Riot ou The Methadones. En 2002 le label sortira l'album solo de Justin Sane, "Life, Love, And The Pursuit Of Justice".

En 2000, le groupe prend part au Warped Tour, où ils font la connaissance de Fat Mike. Rencontre capitale au demeurant, car celui-ci flaire le bon coup (sacré Mike!) et les signe sur son propre label Fat Wreck Chords. A l'automne 2000, nos compères entrent au Sonic Iguana Studio dans l'Indiana pour enregistrer le successeur de "A New Kind Of Army". A la production on retrouve Mass Georgini, qui a joué avec les fameux Screeching Weasel… Le résultat ne se fait pas attendre et "Underground Network" sort début 2001 aux USA (en France on a dû attendre jusqu'en octobre, GRRR!). Il s'agit là d'un album vindicatif, marqué par les événements de Seattle, la politique de Bush Jr et la mondialisation.

Parlons de la fin 2001 maintenant ! Un terrible moment pour AF, qui est pris dans la tourmente nationaliste du 11 septembre… leur nom leur vaut bien des ennuis (une "Une" du New York Times leur sera même consacrée, c'est dire l'ampleur du phénomène). Après ce passage difficile, AF sort "Mobilize" courant 2002 : une véritable œuvre "post 11 septembre" où le groupe exprime son pacifisme à travers des titres comme "911 For Peace" ou "N.B.C No Blood-Thirsty Corporation"… La galette est agrémentée de titres live, enregistrés en décembre 2001 au Mr. Robot Project, une salle de Pittsburgh. Les titres live retranscrivent bien l'ambiance chaleureuse qui régnait ce jour là et des titres comme "A New Kind Of Army" ou "Die For The Government" prennent une toute autre dimension, face au regain nationaliste que subissent les USA. Pour détendre l'atmosphère, sachez qu'à la fin de cette œuvre (je ne sais pas comment l'appeler autrement) on trouve un délire hilarant sur "Because I Got High", la célèbre chanson Afroman et une apparition de Spaz, le type dont la maison s'est fait détruire au cours d'une fête, ce qui a donné la très drôle "Spaz's House Destruction Party" sur Underground Network.

Les mois qui suivent la sortie de "Mobilize", le groupe les passent en tournée avec des groupes aussi divers et variés (et non moins excellents) que Good Riddance, Thrice, Strike Anywhere ou Against All Authority, ainsi que certains groupes de leur label comme Virus Nine, The Code, Thought Riot ou Pipedown.

C'est aussi en 2002 que le groupe tourne en Europe pour la première fois, avec des groupes comme Millencolin ou The Donots. Une expérience inoubliable, qui prend vraiment du bon temps sur cette tournée… De retour au pays, ils enchaînent avec une nouvelle participation au Warped Tour pendant l'été. Un split avec Bouncing Souls paraît aussi sur Better Youth Organization (BYO pour les intimes) dans le cadre de leur Split Series (c'est le volume 4 en ce qui concerne le split Af/Bouncing Souls).

En 2003, le groupe se produit en France où ils joue au Havre mais surtout c'est l'année de la sortie du successeur de "Underground Network" : "The Terror State"!!!!!!! (le 21 Octobre). Evidemment la pochette est censurée aux USA (on y voit un "kid" américain portant un fusil mitrailleur dans des ruines sur la face avant et allongé dans une flaque de sang à l'arrière du cd), où leur façon de penser ne plaît pas aux censeurs et aux "bons" américains, mais le groupe dérange et ouvre le débat, une nouvelle façon de penser…

Après plusieurs venues en France notamment au Fury Fest et au Furia Sound Festival 2005, 2006 voit la sortie du sixième album, For Blood And Empire, mais cette fois-ci sur la major RCA. En effet le groupe a quitté l’écurie Fat l’année précédente au grand dam de beaucoup de fans. Comme pour The Terror State, les foudres de la censure sont évitées en camouflant la pochette montrant un cimetière devant la Maison Blanche derrière l'étoile formée par des M-16 brisées, symbole du combo depuis Mobilize). Beaucoup d'anciens fans seront déçus par l'atmosphère musicale de cet opus alors que certains le saluent comme le meilleur album du groupe. Le débat reste ouvert mais une chose est sûre, Anti-Flag met tout le monde d'accord lors de ses prestations scéniques de haute volée.

publié par Gaara Wind publié dans : punkrockmusic
Mercredi 25 Avril 2007
U.S. Bombs, éminent groupe punk américain fut fondé en 1993. Hormis son acharnement à entretenir la flamme punk des origines, le combo doit une partie de sa renommée à la présence au chant de Duane Peters, légende du skateboard (toujours en activité pour Emergency, subdivision de Black Label Skateboards, récompensé d’un award d’honneur en 2003 par Skateboarding Magazine pour son œuvre et la quantité de tricks qu’il a inventé ou perfectionné : layback rollout, indy air, sweepers, fakie thruster…). Le line up comptait également dans ses rangs au début de l’aventure les guitaristes Kerry Martinez et Chuck Briggs (décédé depuis du SIDA), Wade Walston à la basse et Chip Hanna à la batterie.

Après le vinyle Put Strength In The Final Blow, la première production du groupe voit le jour en 1996 sous la forme d’un EP éponyme sorti par Alive Records. Les choses vont alors très vite : premier album la même année avec Garibaldi Guard puis moins d’un an après deuxième opus avec Nevermind The Opened Minds. Nous sommes alors en 1997 et toujours au cours de la même année le groupe signe sur Hellcat, division bien connue d’Epitaph Records, pour sortir War Birth.

Par la suite le groupe s’éparpille un peu, sort un EP pour TKO (Hobroken Dreams), différents split-cd (avec The Bristles notamment…) et compilations de b-sides, puis vient l’album The World pour Hellcat en 1999. Chuck Briggs quitte ensuite le groupe et est remplacé par Johnny Wickersham, ex-Youth Brigade. Nouveau siècle et regain de motivation pour le groupe qui sort en mars 2001 Back At The Laundromat puis le live Lost In America et un album sorti uniquement en Australie : Bomb Everything (Trial & Error Record) en 2002. Un an plus tard sort le dernier disque pour Hellcat : Covert Action. Entre temps le label de Duane, Disaster Records, a vu le jour (plus ou moins affilié à Alive Records), notre skater tatoué s’est marié avec Corey Parks (première bassiste des Nashville Pussy, si vous connaissez un peu vous voyez le style de la dame !), avec laquelle il fonde le groupe Die Hunns (signé sur Disaster tout comme Civet, The Briggs, Duane Peters Gun Fight…).

Bref ce n’est qu’en 2006 que le groupe signe son retour sur le devant de la scène avec We Are The Problem sorti cette fois sur Thorp Records/Sailor’s Grave. Entre temps line up avait été refondu entièrement : Duane Peters au chant et Kerry Martinez à la guitare (+ banjo, harmonica etc…) sont toujours fidèles au poste, mais arrivent dans la formation Curt Stitch à la guitare, Jamie Reidling à la batterie et Andy Dahill à la basse.
De l’avis même du groupe, avec ce nouvel album US Bombs est désormais à nouveau prêt à porter haut les couleurs d’un punk rock fidèle à ses origines et à sa vocation contestataire.

publié par Gaara Wind publié dans : punkrockmusic
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